Région Est : un tissu économique d’une richesse insoupçonnée

La région Est, 2ème région industrielle de France hors Ile-de-France, est portée par des poids lourds de l’industrie (PSA Citroën, General Electric, Alstom, Hager, Arcelor Mittal) mais abrite également de ces structures innovantes qui font le bonheur des passionnés d’innovation (BeAM, Percipio Robotics, BioSynex, …). Véritable carrefour au centre de l’Europe, la proximité avec l’Allemagne voisine se fait sentir au quotidien : nombreux sont les groupes et sociétés allemands venus s’installer dans l’Est, notamment en Alsace pour se développer à l’export. Et à l’inverse, l’Allemagne est de très loin le premier client (et fournisseur) des entreprises et industries de la région.

Une région historiquement industrielle 

L’industrie, qui fournit 15,8 % des emplois de la région (vs 12,4 % en moyenne dans les autres régions), joue un rôle majeur dans le bassin d’emploi du Grand Est. Sur les 180 200 entreprises enregistrées auprès des CCI régionales, on dénombre pas moins de 16 500 établissements industriels. Et chaque zone géographique a son savoir-faire historique. On trouvera ainsi l’industrie automobile à Mulhouse et Sochaux, l’horlogerie et la joaillerie dans le Haut-Doubs, la chimie lourde à la frontière allemande, le bois/ameublement et l’industrie papetière dans les Vosges, tandis que les biotechnologies et l’agroalimentaire sont très représentés à Strasbourg. Depuis peu enfin, c’est l’industrie du numérique qui prend place dans le bassin nancéen et crée de l’emploi dans le secteur tertiaire.

Un renouveau porté par une forte volonté d’innover 

La région marque une réelle volonté de casser l’image de bassin d’emploi sinistré qui, longtemps, lui a collé à la peau. Cela est passé notamment par la création il y a quelques années de six pôles de compétitivité structurants. Pour exemple, le développement dès 2005 d’un pôle « véhicule du futur », fruit d’une association (Alsace, Franche-Comté) qui favorise la synergie entre les entreprises, l’enseignement et la recherche dans le domaine des véhicules et mobilités du futur. Citons également Alsace Biovalley, un pôle de compétitivité à vocation mondiale dans le domaine des sciences de la vie et de la santé (biotech), également labellisé en 2005, ou encore Fibres Energivie, pôle dédié aux matériaux pour le bâtiment (chimie, des matériaux, conception des bâtiments, industrie des systèmes constructifs, des équipements énergétiques, …). Sans oublier LorNTech Métropole #FrenchTech, un collectif et une marque au service des startups et des entreprises innovantes ou encore le Pôle des Microtechniques qui anime et fédère les entreprises ayant des savoir-faire microtechniques au service des différents marchés. Et la liste n’est pas exhaustive. La région est un territoire dynamique tourné vers l’innovation, garante de performances accrues sur le plan économique.

Une terre de savoir-faire diversifiés 

La Lorraine a connu une période sombre sur le plan économique avec le déclin de l’industrie textile à la fin des années 80 et la perte de nombreux savoir-faire (filature, tissage et ennoblissement) mais la région a su rebondir. On assiste aujourd’hui à la réimplantation massive d’un savoir-faire orienté textile haut-de-gamme et luxe avec par exemple le lancement d’activité de RFK Luxury (linge de maison de luxe, yachts, hôtels, …) avec une production réalisée dans les Vosges et en Haute-Saône, mais aussi d’Hermès dans la région de Montbéliard (maroquinerie) avec le « Pôle Hermès Franche-Comté ». Il existe en 2017 pas moins de 4 ateliers de maroquinerie Hermès dans le pays de Montbéliard, tous habilités à produire et à signer les sacs les plus connus de la marque. Dans la même veine, la Cristallerie de Baccarat mondialement connue est implantée en Lorraine, tout comme la Cristallerie de Saint-Louis (Hermès). Cette expertise de haut niveau, permet une production à très haute valeur ajoutée dans des centres capables de fabriquer des pièces qui ne sont produites nulle part ailleurs. L’exception française, le luxe comme fleuron culturel : voici un crédo sur lequel la région se repositionne progressivement. Surprenant pour certains, mais aujourd’hui la sous-traitance pour Cartier et la plupart des joailliers suisses voisins se fait en région Est, et les horlogers tels que Breitling, Swatch, Festina ou encore Lotus sont tous implantés à Besançon.

Un savant mélange de modèle franco-allemand : PMI & ETI comme constituantes du tissu local

En Alsace, la culture allemande reste prégnante pour des raisons historiques et géographiques évidentes, mais aussi parce que beaucoup de sociétés allemandes sont implantées dans la région (plus de 650). S’il existe quelques grands groupes allemands comme Siemens, SEW ou encore Schaeffler dans la région, un grand nombre de ces implantations sont des Entreprises de Taille Intermédiaire ; ces fameuses ETI allemandes, championnes de l’industrie et du commerce extérieur qui permettent à l’Allemagne de tant rayonner à l’export !

Si la France fait encore pâle figure face l’Allemagne, il existe tout de même quelques beaux exemples d’ETI alsaciennes, industriellement fortes, financièrement indépendantes et dont l’attractivité est importante pour les jeunes diplômés. C’est le cas de sociétés comme Socomec (groupe industriel indépendant, spécialisé dans la disponibilité, le contrôle et la sécurité de l’énergie électrique basse tension) et Schmidt Groupe (Cuisinella et Cuisines Schmidt) ou Les Grands Chais de France.

A noter enfin, la balance commerciale de la région Est en 2016 est… excédentaire (+8%) ! La région exporte plus qu’elle n’importe alors que sur le plan national, la balance est aujourd’hui assez largement déficitaire (-10%, source INSEE) : une réelle satisfaction pour tous les acteurs de l’économie locale. Quand on vous dit que la Région Est est pleine de ressources !

Source : https://www.linkedin.com/pulse/région-est-un-tissu-économique-dune-richesse-richard-menneglier?trk=eml-email_feed_ecosystem_digest_01-recommended_articles-9-Unknown&midToken=AQH813yvkP46Pg&fromEmail=fromEmail&ut=2WRaeVgXo7sU41